Inégalité Père-Mère : Je crie à l’Injustice

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( … enfin ça se passe comme ça chez moi côté inégalités, pas chez tout le monde … )

Un jour, je me suis mise à hurler à mes enfants que oui, au final, tout était de ma faute. Tout. Tout. TOUT. J’en avais assez de leurs plaintes, de leurs reproches, de leurs disputes. J’avais l’impression d’avoir enfanté les enfants les plus ingrats de la Terre, ceux qui oublient en un battement de cils tous les efforts que tu as fait avant pour tenter de les rendre heureux, ceux qui te disent qu’ils s’en fichent de comment était ton enfance puisqu’ils ne sont pas toi et qu’on n’est pas à la même époque.

Bref, j’ai connu un de ses moments de ras le bol. J’ai trouvé une explication à tous leurs maux en disant que oui, si c’était comme ça, c’était ma faute, qu’à un moment ou un autre, c’est moi qui avait fait une erreur, que je portais le poids de tout.

Au fond, je n’en pensais pas un mot. Bon ok, j’en pensais 1 ou 2. Ou tout en fait, parce que c’est bien connu, les mamans sont les reines de la culpabilité … Mais j’avais surtout envie de les faire réagir, qu’ils comprennent qu’ils ne peuvent pas se plaindre tout le temps de la sorte.  Je crois que je ne suis pas très douée avec la communication bienveillante … En plus, je crois qu’il n’y a même pas eu d’électro-choc dans leurs petits corps suite à mes mots.

Pour Chichi, c’est différent, il n’a que 3 ans 1/2, mais les grands peuvent commencer à entendre la vérité sans détours, sans enrobage doux et sucré, sans que je me sente comme un imposteur débitant des paroles mielleuses. Puis il parait qu’il vaut mieux dire la vérité aux enfants. Sauf que parfois ma vérité est peut-être trop brute quand je suis très énervée.

Si je crie à l’injustice, c’est parce que mes doudoux ne sont pas pareils avec leur papa. Ils n’osent pas se plaindre des mêmes choses. MrRéglisse dira que je ne suis pas assez ferme avec eux. Je résiste peu et mal à leurs yeux de chats pottés.

Voyez-vous, depuis sa naissance, c’est moi qui chaque soir, mets Chichi au lit. Si vous me suivez depuis 3 ans 1/2, vous avez du voir qu’avec lui, ça va, ça vient. Il y a des périodes simples et d’autres compliquées.

Dernièrement, il y a eu la suppression totale de la tutute. Puis il y a eu les vacances aussi.

Plus de tutute pour se calmer en douceur une fois au lit.

Par contre, Chichi est nettement moins énervé en dormant seul dans une chambre que quand nous dormions à 5.

Mais Chichi a peu à peu instauré un rituel du coucher infernal avec moi. De plus en plus long. Je sens d’ailleurs qu’il va tenter de faire la même chose à l’école le matin si je n’y mets pas un terme vite, très vite.

Bien sûr, j’ai cédé à tout : les guillis, les câlins, les bisous, les yaourts à sucer, les pom’potes, les discussions stériles … Ma faute. Mais je n’aime pas les conflits alors temps que je peux éviter les cris. Puis on dit que les enfants ont besoin de rituels. Sauf qu’à un moment, trop, c’est trop. Puis mes fesses et moi finissions par être obsédées par l’idée d’aller se poser dans le canapé le plus vite possible.

Bref, j’ai fini par descendre excédé, lançant un « Tu peux gérer ? » à mon homme qui était plutôt un « Tu gères ! ». Chichi a suivi, braillant dans les escaliers. Ce fut dur.

Le soir suivant, j’ai délégué. MrRéglisse a mis les enfants au lit. Les 3. 5 minutes plus tard, après les avoir monter sur son dos, il était de retour dans le canapé. Injustice !

J’ai tenté à nouveau de mettre Chichi au lit le soir d’après. Catastrophe. Il a voulu recommencer son rituel.

Les soirs suivants, MrRéglisse a pris le relais. Zéro cri. Zéro demande incongru. Zéro discussion stérile. Injustice !

J’aimerai le laisser les mettre au lit tous les soirs, mais il va bientôt partir en déplacement professionnel à l’étranger et je devrais gérer, moi et ma non patience.

Les grands disent qu’ils sont comme ça avec moi parce qu’ils sont tout le temps avec moi. Cela signifie quoi ? Moins tu vois tes enfants, plus ils sont cools avec toi ? Je crois surtout que tout est ma faute. Je ne suis pas assez ferme, j’ai trop de failles qu’ils ont su voir. Mais c’est injuste tout de même.

Allez, rassurez moi les mamans, dites moi que chez vous, c’est la même chose …

Et souhaitez moi bonne chance pour la semaine prochaine.

Photo: Juste parce que parfois j’ai envie de fuir et de m’enfermer seule dans ma coquille comme un petit escargot de jardin.

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