Les Briseurs de Rêves

Il y a quelques jours, je vous parlais de vocation. De celle de Chupa en particulier. Elle a une fibre artistique, c’est sûr. Puis cette façon d’aimer enseigner, même si avec Chichi elle le fait rarement. Mais quand elle le fait, elle le fait bien. Elle a beaucoup trop d’empathie aussi, mais ça c’est une autre histoire.

A son âge, je ne sais plus comment j’imaginais mon avenir professionnel. Il y a un blanc entre vouloir devenir vétérinaire et le souhait d’être dans la recherche génétique ou prof de maths. Ensuite, mon prof de maths de seconde est venu briser tous les rêves. Peu importe, j’adorais les cours d’économie et la philosophie. Le métier de psychologue m’attirait mais les études étaient trop longues à mon goût. Je ne pense pas avoir eu une réelle vocation. Trop de domaines me tentaient et aucun emploi ne réunit tout. Aujourd’hui encore, je suis perdue.

Je me souviens qu’à l’époque, le rendez-vous obligatoire avec le conseiller d’orientation m’avait bien fait rire. J’étais bien plus renseignée que la personne en face de moi. C’est parfois la même chose avec les médecins. A croire qu’ils n’actualisent pas leurs connaissances. Comme si en informatique, on continuait à programmer en C++ (enfin, c’est peut-être le cas dans certains endroits. Je me suis arrêtée il y a 6 ans à Visual Basic, Business Object et Sas). Mais bon, je suis assez « On n’est jamais si bien servi que par soi-même« . Je ne sais pas demander de l’aide car cela ne me convient jamais. Je déteste cela. C’est un peu un aveu de faiblesse pour moi. Par contre, j’aime apporter mon aide (enfin sauf à ceux qui ne savent compter que sur les autres à chaque occasion. Au bout d’un moment, ça m’agace profondément).

A 11 ans, Chupa semble pour le moment déterminée. Elle changera peut-être d’avis, ce n’est pas impossible. Nous changeons tous d’avis.

Ce que je trouve dommage, ce sont les briseurs de rêves : ces professionnels qui découragent. Si nos enfants ne peuvent pas rêver à leur âge, quand rêveront-ils ? Si on leur dit que leurs ambitions sont trop hautes et qu’ils ne les atteindront jamais, comment les motiver ?

Hier, en cours de documentation, alors que Chupa devait faire des recherches informatiques sur le métier qu’elle souhaite exercer plus tard et qu’elle avait tapé une requête du style « Travailler pour Disney » parce qu’elle ne trouvait rien de ressemblant à dessinateur et que personne n’était capable de la conseiller convenablement, la professeur-documentaliste lui a dit :

« Non mais ça, c’est un rêve. Ça n’arrivera jamais. Trouve autre chose »

Les rêves de Chupa ne se brise pas aussi facilement. Elle connaît l’histoire de Walter Elias Disney et combien il a du lutter pour y arriver. J’aimerais que plus tard elle puisse revenir la voir pour lui dire « Vous aviez dit que c’était un rêve … et bien je l’ai réalisé ! ». Un peu comme Rayane Bensetti à qui certains profs disaient qu’il devait trouver un autre rêve que celui d’être acteur.

Dernièrement, j’ai regardé le film « Joy » : l’histoire de Joy Mangano, mère célibataire de deux enfants, inventrice du balai-serpillière auto-essorant Miracle Mop dans les années 1990 (source). Une belle preuve qu’il faut croire en ses projets et tout mettre en oeuvre pour les réaliser. Malheureusement, la réalité de la vie nous décourage vite. Joy est la preuve qu’il faut continuer d’y croire malgré tout.

Nous avons tous eu des rêves un peu fous et même s’ils ne se réalisent pas, ils nous ont motivés à avancer car nous avions espoir qu’ils se réalisent.

[Je remercie mon prof de maths de 6ème, 4ème puis 3ème de ne pas m’avoir ri au nez quand je lui avais annoncé vouloir faire de la recherche dans la génétique (et le clonage après avoir lu « Le meilleur des mondes »)]

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