Quand j’étais enfant, ma maman me répétait souvent :
» Je te souhaite d’avoir au moins un enfant comme toi … »
Mais ce n’était pas dans le sens « Je te souhaite d’avoir un enfant aussi merveilleux que toi », bien au contraire. Ma maman voulait plutôt dire « Tu es tellement insupportable que je te souhaite de vivre la même chose que ce que je vis« ! Ouh la vilaine maman !
Enfin à l’époque, je ne voyais pas bien en quoi j’étais si invivable. Je me voyais plutôt comme une petite fille modèle, juste un chouia tyrannique avec sa petite sœur … HiHiHiHi … Elle n’avait qu’à avoir plus de caractère. Elle n’aurait jamais du croire que j’allais réellement ne plus jouer aux Barbies avec elle si elle n’exectuait pas mes ordres. C’est plutôt moi que ça aurait embêté de ne plus pouvoir jouer avec elle, mais par fierté , je l’aurais sûrement fait.
Maintenant, avec beaucoup de recul, en regardant en arrière, je me rend compte que réellement, j’étais infecte … Voici donc un petit pêle-mêle de ce que j’ai pu faire subir à mes parents … les pauvres …
Notre vie pourrait s’écrire en chanson … A chaque période de notre vie correspond une musique.
Une chanson et hop, un souvenir jaillit à notre esprit et la nostalgie prend place.
Si je devais vous conter mon éducation musicale, ça pourrait ressembler à ça :
A l’âge où les petites filles de mon âge écoutaient Elsa et Glenn Medeiros chanter ensemble « Un roman d’amitié« , j’écoutais déjà Sabrina et son « Boyz boyz boyz« … J’avais même supplié ma maman de m’acheter 2 de ses 45 tours.
Ensuite, j’étais passée à Ah-ha . J’avais demandé l’album cassette et je l’écoutais en boucle dans mon lecteur enregistreur de cassettes. Je m’enregistrais même entrain de chanter pour me prouver que non, je n’avais pas une voix de crécelle comme me le disait ma maman.
Puis vint le tour de Withney Houston… Pendant les courses hebdomadaires d’un mardi soir de 1988, j’avais arpenté le rayon cassette à la recherche de l’album. Puis ni vu ni connu, je l’avais mis dans le caddie. Ma maman avait cédé et me l’avait offert.
La liste de tous les artistes que j’ai écouté, aimé et qui ont une histoire dans ma vie est longue…
Si je ne devais choisir que des chansons qui me représentent réellement, ce serait toutes celles-ci :
Beaucoup de mes chansons favorites, je les ai découverte dans des séries . J’ai découvert Michelle Branch dans un épisode de Dawson puis Anna Nalick et Snow Patrol dans Grey’s anatomy.
Si je devais me définir en 5 chansons comme le demande le TAG que j’ai reçu de ShopGirl, ce serait celles-là :
Petite MissBrownie, tu as 8 ans et j’en ai déjà 20 de plus que toi…
Tu es déjà très gourmande de bonbons et de la vie, mais ton petit surnom serait plutôt « La sautrelle ». Tu bondis dans tous les sens, le sourire toujours aux lèvres. Il suffit de regarder les photographies prises, tu arbores toujours un large sourire. Forcé mais qui reflète ta bonne humeur.
A 8 ans, tu passes le plus clair de ton temps dans les pattes de ton père ou dans ses activités tout du moins. Tu pourrais rester des heures accroupie dans un coin du pigeonnier ou de la mare aux canards à observer pigeons et canards, en espérant qu’ils oublient ta présence. Déjà tournée vers la maternité, tu échanges les oeufs des couvées parce que tu estimes que telle pigeonne ou canne ne sera pas une bonne mère…mais qui es-tu pour juger? Laisses leur leurs chances. Tout le monde a le droit à sa chance.
Au printemps, tu scrutes les couvaisons des cannes. Te faire pincer ne t’arrête pas. Pourtant certaines cannes sont virulentes. Mais tu montres tes pinçons à tes amis comme des trophées de guerre. Tu es une dure à cuire, tu n’as pas peur d’avoir mal. Mais parfois tu fais aussi des erreurs… Tu étais certaines que cet oeuf à la couleur bleue verte était pourri alors tu l’as cassé, comme beaucoup d’autres… et pourtant il y avait la vie à l’intérieur. Apprends à réfléchir avant d’agir…
Plutôt que de jouer à la maman avec des poupées, tu joues à la maman avec les canetons ensuite. Ils dorment dans une boite à chaussures remplie de coton et parfois tu arrives à convaincre tes parents de les laisser dans ta chambre pour la nuit. Ces petites boules de poils sont si douces… tu aimes entendre les petits bruits qu’ils font en s’endormant. Mais parfois espiègles, ils arrivent à soulever le couvercle de la boite et font la fête dans ta chambre.
A 8 ans, tu vis beaucoup dans la nature et tu n’imagines pas que ça puisse changer. Tu es sûre que plus tard tu seras colombophile comme ton père, que tu iras à la chasse aux canards avec lui, que tu remplaceras le fils qui n’est pas encore là. Mais une fois le fils venu, tu te tourneras vers ta féminité… pourtant le fils ne se passionnera pas comme toi.
D’ailleurs en parlant du fils, à 8 ans, chaque soir, avec ta soeur, tu pries devant une petite bougie dans un bougeoire en poussin pour avoir un petit frère. Chaque trou dans la bougie représente chaque voeu fait. C’est ce que vous imaginez en tout cas.
Vous priez aussi parfois pour que vos parents ne se disputent pas. Mais ne t’inquiètes pas, tous vos souhaits seront exaucés!
A 8 ans, tu penses que ton amoureux sera celui de toute une vie. Mais vos chemins se sépareront à l’entrée au collège et quand vous vous retrouverez au lycée, tu te demanderas comment tu as pu penser cela… Il ne sera plus du tout à ton goût, mais alors pas du tout!
Voilà, à 8 ans, tu es une petite fille pleine de vie, bien loin de l’adulte que tu deviendras.
Ton caractère se modifiera énormément mais en bien… sûrement à cause de papa qui t’a dit « Avec ton caractère, tu ne trouveras jamais de mari! ». Tu n’aimes pas qu’on t’impose ton avenir comme ça, comme la fois où l’on te prédira une courte relation avec l’Homme à tes côté, que pourtant tu épouseras.
Parfois tu seras triste, parfois tu maudiras le destin, la vie, le sort, mais saches qu’un avenir meilleur t’attend. Ais confiance!
Ceci était une lettre à moi-même… idée trouvée chez MissZen, Mlle Agathe et Boo , idée que j’ai aimé et donc reprise.
J’en profite pour répondre au tag de Firemaman avec cette photo de moi à 6 ans 1/2, le sourire forcé aux lèvres et le pigeonnier de mon papa en arrière plan.
Mais j’étais aussi en plein dans les révisions du baccalauréat, section économique et sociale.
Il y a 10 ans, je n’avais pas Internet pour me distraire dans mes révisions alors allongée sur mon lit, face à ma petite télé allumée mais sans le son, je révisais … de temps en temps, je levais les yeux pour voir si oui ou non Hicham Azari gagnait ses matchs à Roland Garros. J’en avais fait mon chouchou.
Parfois aussi, je levais les yeux pour voir si la France avait marqué un but lors d’un des matchs de la coupe du monde. Je ne plaçais aucun espoir en eux. Je supportais l’Italie, mais surtout Roberto Baggio.
Mes révisions du bac étaient très sportives…
10 ans après, c’est au tour de mon petit frère de réviser pour le Bac, sauf que lui, il a Internet pour le distraire.
Si je passais mon Bac en 2008, j’aurai sûrement soutenu Nadal à Roland Garros pour le côté latino (et j’aurai eu raison) ,mais aussi parce que je n’aime pas soutenir les français… ça leur porte la poisse! J’aurai sûrement encore soutenu l’Italie pour l’Euro, pourquoi, je n’en sais rien, juste comme ça…
Je crois que j’aurai eu beaucoup de mal à me concentrer sur mes révisions si j’avais eu comme mon frère internet dans ma chambre! Je n’aurai pas aimé passer mon bac en 2008…
Dans 1 semaine, les épreuves du bac débutent alors je souhaite bon courage à tous ceux qui révisent, notamment mon petit frère et à Touwity!
Et pour les motiver, voici une petite chanson des BB Burnes (non, il n’y a pas de fautes de frappe) !
Et vous, que faisiez vous en juin 1998?
P.S: désolée pour la piètre qualité de la photo mais c’est la seule que j’avais de déjà scanné de mes 18 ans… Photo prise en août à la RoChelle où j’étais partie faire du camping seule avec ma soeur et sa copine (toutes les 2 17 ans) pendant 3 jours… Jamais je ne laisserai ma fille faire ça
Le billet que je vous propose aujourd'hui avait été publié pour la semaine de l'incruste chez La Sudinette, mais aujourd'hui étant l'anniversaire de ma meilleure amie, j'ai voulu le rééditer chez moi.
Bizarrement, à chaque changement d’établissement, j’ai changé de meilleure amie. Enfin ce n’est pas si étrange que cela étant donné qu’à chaque fois ma meilleure amie ne me suivait pas là où j’allais. C’était toujours un déchirement bien sûr, mais on s’y fait.
J’ai donc eu une meilleure amie du primaire, une meilleure amie du collège (en fait il y en avait même 2), une meilleure amie de Lycée et une meilleure amie d’IUT qui me suit toujours 10 ans après.
Je n’ai jamais perdu le contact avec aucun d’elles, même si parfois rester en contact fut bien laborieux.
Sans prendre en compte ma meilleure amie d’IUT que je vois au moins 1 fois par semaine, pour les autres, les relations se limitent à des mails et quelques rencontres, mais malheureusement pas plus d’un fois par an… et encore ma meilleure amie du lycée, je l’ai revu l’année dernière alors qu’on ne s’était pas vu depuis près de 6 ans. Nous n’avions pas changé, à part que j’étais mariée avec 2 enfants…
Malgré cette distance, je continue à les appeler “meilleure amie” quand je parle d’elles à autrui. Dans mon coeur, elles gardent toutes leur statut de meilleures amies. Impossible pour moi de les rétrograder au rang de simples amies ou connaissances, pourtant il faut avouer que pour certaines je ne sais plus grand chose de leur vie. La magie du net et de Copains d’avant ont fait que j’ai retrouvé ma meilleure amie du collège alors que j’étais sans nouvelles depuis au moins 6 ans. Maintenant j’ai le bonheur de suivre sa 1 ère grossesse à distance.
Quand je parle de mes anciennes meilleures amies à ma meilleure amie actuelle, celle que je vois chaque semaine, même avec elle, je les appelle “meilleure amie”, mais en ajoutant l’époque. Maternelle, primaire, collège ou lycée. Le terme de meilleure amie ne se périme pas, il reste avec le temps, il n’est pas biodégradable.
Et vous, combien de meilleures amies avez-vous eu ?
Quelles relations gardez-vous avec elles (ou eux) ?
Ah oui, si je devais ajouter une chose, je dirai que ma meilleure amie à vie, celle pour qui le temps n’a pas d’importance, c’est ma petite sœur! Une des meilleures confidentes qu’on puisse rêver avoir!
Je trouve cette idée très bonne, mais personnellement, j'ai un soucis avec mes premiers souvenirs… Je n'arrive pas à savoir s'ils sont réels ou bien inventés, brodés, à partir de photos ou de récits.
Les images que j'ai en tête, les ai-je inventé?
Cette scène dans ma tête, celle où j'ai environ 3 ou 4 ans (pas plus, c'est impossible), que je suis dans la salle à manger chez ma mamie et que mon papy est assis sur une chaise à la table de la cuisine, a t-elle réellement existé? Si oui, c'est un de mes 1ers souvenirs.
Mais peut-être que ce souvenir existe juste parce que ma maman me l'a raconté plus tard…
Ce jour là, ma soeur et moi venions de manger des bonbons à croquer donnés par notre grand-mère. Espiègles, nous voulions faire une farce à notre papy alors on a mis les papiers vides au milieu d'un autre papier qu'on a refermé. Puis nous avons donné ce faux bonbon à notre papy qui a fait semblant de croire à notre supercherie. Mais ma soeur et moi, ça nous avait bien fait rire!
Je me souviens aussi d'un jour où des lapereaux venez de naître. J'adorai les petits lapins même si 1 année plus tôt, l'un d'eux m'avait croqué le bout du doigt. J'en avais pris un dans mes bras pour le montrer à mon papy. Lui qui en avait élevé toute sa vie ne savait plus ce que c'était…Il n'était pas vieux pourtant, à peine plus vieux que mes parents aujourd'hui…
Oui, les 1ers souvenirs que je garde sont beaucoup par rapport à mon grand-père. Sûrement parce qu'il nous a quitté lorsque j'avais 4 ans. je pense que j'ai voulu garder ses souvenirs en moi. Ne pas les laisser s' échapper . Je n'ai pas beaucoup connu mon grand-père mais je voulais garder de lui des souvenirs impérissables.
Les souvenirs anciens que j'ai datent de la même époque. L'époque de mes 3-4 ans.
Ma petite soeur était dans la poussette. J'étais jalouse. je voulais sa place alors j'ai fait une colère. Ma maman a du porter ma soeur et j'ao obtenu ce que je voulais. mais là encore, je me demande si ce souvenir n'est pas le fruit d'un récit de ma maman. Elle a maintes fois conté mes crises de jalousie…
Des souvenirs avant 3 ans, je n'en ai pas. Seules les photos sont là pour témoigner.
Je regrette d'ailleurs qu'il y ait si peu de photos… Avec l'ère du numérique et les photos addicts que nous sommes, nos enfants ne pourront pas nous reprocher de ne pas avoir assez pris de photos!
Et vous, pensez-vous que nos plus vieux souvenirs ne sont que le fruit de récits de nos parents et de photos?
Cette année, nous sommes partis en vacances. C'est rare, mais cette année, nous sommes partis. Mon oncle, ma tante, mes cousins et ma grand-mère sont là aussi.
Grâce à mon oncle, nous sommes tous partis à Aussois dans le centre de la France (je n'ai pas vérifié ma géographie depuis, mais à cette époque, c'était dans le centre selon moi). Nous logeons une très belle résidence où ma sœur et moi avons une grande chambre pour deux avec une belle baie vitrée devant laquelle se trouve comme une petite marche. Nous aimons jouer avec nos Barbies à cette endroit.
Ces vacances sont l'occasion pour ma sœur et moi de découvrir d'autres personnes. Nous sommes toujours restés dans les jupes de ma mère. Pas de colo, pas de centre aéré, rien, juste notre école. Mais là nos parents nous ont inscrits au centre d'activité où nous apprenons à faire de la musique pour faire un petit concert. J'ai pris le triangle. Avec nous, il y a une fille, Alice, qui est autiste ou trisomique, peut-être les 2. Elle se frappe toute seule. C'est la première fois que je vois quelqu'un comme elle. Elle me fait un peu peur…
En faite, ma sœur & moi, nous ne sommes pas très sociables. Comme des jumelles, on forme une unité. On a besoin de personne, on se suffit à nous 2 alors parfois on préfère ne pas aller au centre et rester sous la surveillance de ma grand mère, comme cette fois où nos parents sont partis en randonnée.
Pendant que nos parents sont partis à la rencontre des marmottes, ma grand-mère a décidé de nous emmener faire un tour dans la pseudo ville d'à côté. Tout un programme! De petites boutiques de souvenirs où ma grand-mère m'achète …je ne sais même plus ce qu'elle m'achète… une marmotte à faux poils peut-être à moins que ce soit ma mère qui me l'achète… bref rien de passionnant…
Après cette balade épuisante, nous passons à côté d'une église. Ma grand -mère, curieuse, veut entrer visiter l'église. Moi qui suit une tête de mule décide que non, je ne rentrerai pas dedans. Ma grand-mère abandonne les discussions en disant que je n'ai qu'à attendre dehors, mais elle, elle entre!
Ma sœur, prise entre 2 feux, ne sait quel camp choisir. Elle finit par suivre ma grand-mère mais ressort bien vite en disant que c'est nul!
Toutes les deux, devant l'église, nous attendons ma grand-mère. Mais elle est longue… Alors j'ai une idée lumineuse! Si, ça brille dans ma tête même! Nous n'avons qu'à rentrer seules, sans ma grand-mère à pied.
Je convaincs ma sœur que je connais le chemin, qu'elle peut avoir confiance. En fait, je n'en sais rien du tout, je sais juste que je vois la Résidence au loin alors elle ne doit pas être dure à atteindre. Et nous voilà parties toutes les deux sur le bord de la route, 2 fillettes de 7 et 8 ans.
Je ne sais pas la tête qu'à fait ma grand-mère en sortant de l'église, ni si elle a paniqué.
Tout ce que je sais, c'est que nos parents nous ont trouvé entrain de jouer aux Barbies seules dans l'appartement en rentrant de randonnée et qu'ils étaient étonnés de nous trouver là sans notre mamie. Nous avions eu de la chance, l'appart était resté ouvert et arrivées à la résidence, nous avions pu aller nous réfugier dans celui-ci.
Quand j'y repense, c'était vraiment de l'inconscience de ma part mais aussi de ma mamie, il aurait pu se passer n'importe quoi!