Respect, Autorité et Amour


Aujourd’hui, dans le cadre des vendredis intellos, je republie un billet initialement publié en 2008 mais toujours d’actualité …

Attention! Le début du texte qui suit est purement fictif mais reflète mon questionnement

tablo-vert-tomate

Assise sur un tabouret dans le StarBuck Coffee face aux Galeries Lafayette, je me délecte d’un “White Chocolate Mocha” en guise de dîner. A ma droite se trouve un vieux monsieur. Son visage me dit quelque chose, mais il pourrait très bien être un petit papy croisé à l’hypermarché du coin. J’ai la mémoire des visages sans toujours savoir resituer les personnes. Mais je suis curieuse …

L’homme pose un badge sur le comptoir. Un badge pour un salon quelconque … et discrètement, dessus, je lis “Aldo Naouri”.

Aldo Naouri! Le célèbre pédiatre très controversé et critiqué !?

Je n’ai pas l’habitude d’aborder des hommes, je ne le fais jamais d’ailleurs, mais là, c’est un papy et surtout un pédiatre! Ayant lu une de ses interviews dans mon très célèbre magazine de la CAF [caisse d’allocations familiales pour les initiés], j’aurais quelques questions à lui poser… Je ne résiste pas à la tentation et rouge comme une pivoine, j’ose lui adresser la parole. Je suis assise juste à ses côtés, à 1/2 mètres tout au plus. C’est comme si nous étions en tête à tête.

Je n’ai pas lu son dernier livre. Je sais que ma sœur l’a car elle essaie de se faire un idée sur toutes les pensées du moment. Par contre, ce que j’ai retenu de son interview suite à la sortie de son dernier livre, c’est qu’il prône un retour à l’ancienne éducation, celle de nos parents, faite de frustration, d’autorité et de punition. Or, notre génération fait des enfants rois.

Je me présente comme une maman de 2 jeunes enfants, une maman qui a offert un cadeau à son aîné à la naissance de son 2ème, une maman qui a donné le sein à la demande, une maman qui laisse un doudou à ses enfants à plus de 3 ans, une maman qui donne encore le biberon à sa puce de 3 ans avec un câlin en prime, une maman qui parlait beaucoup à ses bébés, une maman qui justifie parfois ses ordres mais qui de temps en temps utilise le “parce que c’est comme ça”, à court d’arguments ,une maman qui marchande souvent avec ses doudoux, une maman qui a voulu nourrir son TiBiscuit à tout prix mais à changer d’avis, bref tout le contraire de ce qu’il prône, mais une maman qui aimerait rétablir son autorité face à ses doudoux.

Je lui dis aussi que tout ce qu’il prône est bien beau [enfin bien moche parfois aussi], mais qu’il est resté avec sa vision qui date de ma grand-mère, de l’éducation de nos parents, une éducation faite à coups de martinet, une éducation avec laquelle mes parents ne se sont pas sentis aimés de leurs parents, une éducation qui ne connaissait pas la télé à outrance, les portables , Internet et les jeux vidéos …

Ma grand-mère est actuellement incapable de me conseiller en matière d’éducation. Pour ma grand-mère, je suis folle d’avoir choisie d’accoucher sans péridurale et d’avoir allaité car elle aurait utilisé tous les moyens modernes s’ils avaient existé à son époque.

Je ne suis pas aigrie, je ne crie pas, je n’agresse pas, j’essaie juste de comprendre son raisonnement… On nous dit bien maintenant qu’il ne fallait pas écouter Dolto, qu’elle est à l’origine des problèmes de nos enfants [facile de rejeter la faute sur quelqu’un comme ça…], Edwige Antier n’est pas toujours appréciée non plus dans ses propos, alors j’essaie d’analyser les différents avis, même si au final, je fais ce que mon coeur me dicte. Même si au final, je sais que je suis trop indulgente avec TiBiscuit parce que je me culpabilise encore de lui avoir donné une petite soeur si vite et qu’il n’ait pas profité plus de mon amour à lui tout seul…

Je ne suis pas en total inadéquation avec ses propos en ce qui concerne l’enfant et l’adolescent, mais je le suis en ce qui concerne le bébé… Autant qu’on y est, on emmaillote notre bébé, on le met dans son lit et on le laisse grandir comme ça, en lui donnant à manger toutes les 4heures froidement et en changeant sa couche … pire qu’à l’orphelinat …

Par contre, je suis d’accord sur le fait qu’il faille rétablir l’autorité et le respect … bien souvent mes doudoux ont la mauvaise manie de me prendre pour leur copine. Mais je réagis vite en leur disant “Je ne suis pas ta copine, je suis ta MAMAN! On en parle pas comme ça à sa maman, ni à son papa! Tu le fais avec tes copains si tu veux mais pas avec moi!”

Y a t’il seulement une bonne méthode d’éducation? Ou plutôt une méthode par enfant !?

Comment réagit Aldo Naouri à mes propos, que me répond-t’il? Je n’en ai aucune idée, ce billet est purement imaginatif !

Si vous n’aviez pas reçu la fameuse newz de la CAF ou que vous l’avez jeté directement à la poubelle , voici ce que disait Aldo Naouri :

Tout ce qu’il ne faut pas faire avec son bébé

Alimentation à la demande
Dès le début du troisième mois, elle devrait faire place à une alimentation réglée-au quart d’heure près.
Ne pas faire du sein de la maman-ou du biberon-une « station-service » à laquelle le bébé puise dès qu’il en a envie !

Le cadeau à l’aîné au moment de la naissance du deuxième

Catastrophique ! L’enfant sent notre crainte que cette naissance le fasse souffrir – ce qui ne sera pas forcément le cas – et devine qu’on l’achète. C’est la porte ouverte à la pire des jalousies.

Le doudou
Si tant est que le bébé en ait besoin, pas question de maintenir le fameux « objet transitionnel » cher à Donald Winnicott [pédiatre et psychanalyste anglais notamment connu pour son travail sur la relation d’attachement mère-enfant, NDLR] au-delà des 2 ans de l’enfant.

Le biberon du matin maintenu jusqu’à 5 ou 6 ans
Epouvantable ! Il doit être supprimé au plus tard à la fin de la deuxième année. Idem pour la sucette. Mieux vaut un enfant qui ne boit pas de lait le matin qu’un enfant qui continue de téter alors qu’il sait boire au bol.

Parler au nourrisson
Quand on a quelque chose à lui dire, oui ! Mais le soûler de paroles et commenter vainement le moindre de ses gestes, « je t’enlève ton chausson, je te fais un baiser », non !

Justifier un ordre
Un ordre justifié n’est plus un ordre. On peut éventuellement donner une explication si l’enfant la demande, mais seulement une fois que l’ordre a été exécuté, et elle doit être rapide.

Marchander : « Si tu fais ça, tu auras ça »

Dramatique ! C’est montrer à l’enfant que l’on ne se sent pas dans son droit, c’est le placer à égalité et l’inviter à négocier en permanence.

Nourrir l’enfant à tout prix
Mieux vaut sortir gentiment un enfant de sa chaise haute s’il n’aime pas sa purée, quitte à ce qu’il attende le repas suivant pour se nourrir. S’il est trop tard et que l’on a accoutumé l’enfant à choisir son menu dès son plus jeune âge, alors tant pis. Qu’il se nourrisse exclusivement de jambon-purée pendant des années, jusqu’à ce qu’il se lasse… On ne doit pas introduire de rapport de forces dans l’alimentation.

Ritualiser le coucher
Le brossage des dents, le pyjama, la chanson, l’histoire, le câlin, la petite lumière pour dormir, etc. Erreur ! Ces rituels qui colonisent aujourd’hui les chambres d’enfants pour les rassurer au moment du coucher en font de vrais obsessionnels. Et donnent un statut à leur peur ! Mieux vaut le soir fermer la porte de l’enfant et le laisser gérer son temps comme il le souhaite-à condition qu’il ne revienne pas au salon-jusqu’à ce qu’il s’endorme

Tout ce qu’il ne faut pas faire avec son enfant

Le câlin du matin dans le lit des parents

Les psychologues sont unanimes pour l’interdire. C’est plus facile à dire qu’à faire. J’estime qu’on peut l’autoriser à une condition : être habillé décemment. L’enfant ne doit jamais, même à cet âge, avoir accès à l’intimité de ses parents. On ne se rend pas compte à quel point un corps nu d’adulte, qui plus est de parent, peut être troublant, déstabilisant pour un enfant.

Frapper un enfant qui frappe

Fréquemment adoptée par les parents, elle n’est pas la solution. De même que mordre un enfant qui mord pour lui montrer ce que ça fait. L’enfant qui se comporte ainsi est un timide inhibé qui découvre son intérêt pour l’autre et essaie d’entrer en contact. Il faut lui expliquer qu’il a raison de chercher à se faire des amis, mais qu’il s’y prend mal, et lui proposer une autre approche, la caresse, par exemple. Il corrigera de lui-même son comportement.

Sacraliser le premier jour à l’école

Un matin comme un autre. Et le soir il suffit de lui demander comment sa journée s’est passée. A trop vouloir en faire on prend le risque de communiquer sa propre anxiété à son enfant. La crainte du parent peut à elle seule traumatiser l’enfant.

Dédramatiser les mauvaises notes
Une mauvaise note ne doit pas passer pour quelque chose d’anodin. Au minimum, elle doit faire l’objet de commentaires. Au pis, d’une punition s’il y a accumulations et que l’enfant ne fait aucun effort.

Lui donner raison contre l’enseignant

Les professeurs sont là pour enseigner et l’enfant pour être enseigné. Cette hiérarchie n’a pas à être remise en question au prétexte que la maîtresse donne trop de travail ou qu’elle est trop sévère. La meilleure attitude en toutes circonstances est de défendre l’enseignant auprès de l’enfant, dès la première année à l’école. Faute de quoi on ne le prépare pas à la réalité du monde du travail.

Intervenir dans les conflits entre frères et soeurs

Au contraire. Il ne faut surtout pas se mêler de régler les disputes à propos des jouets, par exemple, car elles sont formatrices. L’enfant prend conscience de son environnement, de la place qu’il y occupe et apprend à créer des alliances. On les laisse se disputer à leur guise, sauf si cela devient intolérable. A ce moment-là le parent doit intervenir. Quitte à les punir tous, sans avoir à le justifier autrement qu’au nom de son propre confort. Réagir en tant que parent égoïste rétablit la saine hiérarchie parent/enfant.

L’anniversaire avec toute la classe

Il ne faut pas que l’anniversaire ressemble à une noce. Sinon vous le mettez dans une position intenable, au centre de tout, dans un sentiment vertigineux de toute-puissance. Mieux vaut une petite fête avec trois copains qu’avec vingt gamins. Mais les parents veulent souvent renvoyer une image positive de leur enfant et d’eux-mêmes vis-à-vis des autres parents

Tout ce qu’il ne faut pas faire avec son préadolescent

Lui interdire de grignoter toute la journée
Tout dépend. Si le jeune adolescent a des dépenses énergétiques importantes qui lui permettent de manger plus, tout en n’ayant aucun problème de poids ou de santé, pourquoi interdire ? Sinon, il faut l’empêcher de grignoter et d’acheter des produits de grignotage. Car se contenter de lui dire d’arrêter le chocolat et en avoir plein les placards est totalement inutile.

L’autoriser à ne pas prendre tous ses repas en famille
Absolument pas. Quel que soit son âge. Cela paraît dictatorial, mais peu importe. J’ai assez vu des personnalités se déliter chez des adolescents qui manquaient de repères. Le repas de famille en est un. En outre, il est une formidable occasion d’échanges.

Lui interdire de choisir lui-même ses vêtements
Ce qu’un enfant déteste par-dessus tout, c’est être différent des autres. Il voudra donc être lui aussi « à la mode ». Pourquoi l’en empêcher ? Ce qui n’interdit pas d’avoir un discours critique sur la pression publicitaire qui transforme les petites filles et les petits garçons en « déjà adultes »…

Il lui faut un téléphone portable
Aucun intérêt avant l’adolescence. Le parent ne doit pas céder. Eduquer, ce n’est pas séduire. C’est le contraire. Les parents sont condamnés à être aimés et haïs par leurs enfants, quand ils les punissent ou qu’ils leur interdisent quelque chose. Et ils ne peuvent éviter ni l’un ni l’autre.

Ne pas donner d’argent de poche
Pourquoi ? Ce n’est pas inutile pour aborder avec lui la question de l’argent en général. A condition que ce ne soit pas avant 9-10 ans. A lui de décider ce qu’il veut en faire.

Libre accès à la télé ou à l’ordinateur
Là encore, ne pas avoir peur de se montrer autoritaire. C’est au parent de décider combien de temps l’enfant peut regarder la télé. Il faut des règles : trois heures par jour, uniquement le week-end, ou forcément avec l’un des parents. On dose en fonction de l’âge et des résultats à l’école. En revanche, ne jamais oublier que la télé, comme l’ordinateur, est une distraction à laquelle l’enfant a droit s’il a fait tout ce qui devait être fait : le bain, les devoirs…

Parler avec lui de sexualité
C’est devenu courant, et c’est à éviter. Il s’est créé tout un marché de livres pour enfants sur le sujet. A un préado qui vous demande conseil : « Trouve-toi une copine ou un copain pour en parler » est la seule bonne réponse. Pas question de devenir le confident des amours de son enfant, pas plus qu’il ne doit l’être pour ses parents. Il faut que la barrière soit la plus étanche possible. Et ne jamais recevoir le petit flirt à la maison, ou alors pas en tant que tel. Si vous commencez à intervenir dans les amours de votre préado, vous serez avec lui dans son lit quand il aura sa première relation sexuelle.

L’autorisation de minuit
Pas question, même avec un préadolescent. Il va à une boum avec ses copains, il doit être rentré à une heure précise-22 heures, par exemple. S’il va au cinéma, et que la séance finit à 19 heures, c’est 19 h 15 à la maison. Et ce n’est pas négociable. Ce qui caractérise le préadolescent, c’est un sentiment de profonde insécurité, il a donc besoin de parents responsables. Le brider le sécurise.

3 ans après ce billet, qu’est ce qui a changé?

Je suis maman de 3 enfants, j’ai toujours tout faux concernant les bébés, mes aînés ont encore eu un cadeau pour l’arrivée de leur petit frère qui coïncidait avec notre déménagement, ma fille de bientôt 6 ans n’arrive pas à se passer de son biberon qu’elle prend désormais seule, elle a toujours son doudou, son frère aussi d’ailleurs mais il ne lui prête plus beaucoup d’importance. Il veut juste le savoir dans son lit.

Mes petits sont devenus grands, ils font désormais partie de la catégorie “enfant”. Je ne suis pas loin de ce que dit Aldo Naouri à quelques détails près puisque bien souvent, voir toujours, nous intervenons dans les conflits entre les 2 aînés [qui sont fréquents] et chaque année, il fête leur anniversaire avec leur classe si la maîtresse le permet…

Pour la préadolescence, j’ai encore un peu de temps… Mais pour moi, une des choses les plus importantes est le respect.

Auteur de l’article : MissBrownie

Je m’appelle Anabel et je suis maman de 3 enfants. Lilloise depuis 1998, je vous raconte mes aventures de famille à la fois douces et piquantes depuis 2008. Retrouvez moi également sur Instagram et twitter sous le pseudo missbrownieblog.

29 commentaires sur “Respect, Autorité et Amour

    broisha

    (26 août 2011 - 10:50)

    oui, j’ai tout faux aussi pour les bébés 🙂
    pour les enfants, il a y du bon et du mauvais (à mon avis dans ce qu’il dit), pour les ados, sans expérience pour l’instant meme si ça ne va pas tarder, ca a l’air cohérent, meme si je ne suis pas forcément d’accord avec tout…

    Carole Nipette

    (26 août 2011 - 11:01)

    Je ne lis rien et je m’en porte bien ! pour moi ce serait perdre mon temps de lire les livres de ce genre, de lui ou d’un autre et je crois que je ne m’en sors pas trop mal…
    Je suis d’accord avec certains de ces points, pas avec d’autres et après, ça ne changera rien à ma façon de faire…

      MissBrownie

      (26 août 2011 - 11:19)

      Oh moi non plus tu sais 😉
      Je ne suis pas trop du genre à suivre les instructions des manuels 😉
      Même les vitamines à donner à bébé, je suis du genre freestyle.
      Je n’aie pas qu’on m’impose. Je teste moi-même différentes méthodes que mon instinct me dicte, c’est tout.

    Bunny Kokeshi

    (26 août 2011 - 11:36)

    Moi je suis plutôt Marcel Rufo 😀

    April

    (26 août 2011 - 11:40)

    Bonjour, je n’ai pas d’enfant et je suis un peu perplexe par ce que je viens de lire… je ne saurai pas quoi faire dans la plupart des cas. Par exemple concernant l'”Alimentation à la demande”, je croyais que, de nos jours, il était important d’être à l’écoute de l’enfant et qu’il fallait le nourrir à la demande. C’est pas le cas ?
    Pour le rituel du coucher, je pensais également que l’enfant en avait besoin pour se sentir rassurer, pour pouvoir avancer. En tout cas, c’est ce que disent les gens (parents et grand-parents) autour de moi concernant les petits (4-6 ans). Du coup, je comprends plus rien !!
    Comme je le disais, je n’ai pas d’enfant, je ne sais pas quoi faire et je ne sais pas non plus ce que je ferai, ni comment les choses auront encore évolué d’ici-là. Cet article me fait me poser de questions quant à l’éducation d’un enfant. Rien n’est simple, rien n’est acquis. Il faut vivre avec son temps et surtout avec son envie, ses besoins, son ressenti, non ?

      April

      (26 août 2011 - 11:41)

      Sinon y a bien sûr des points pour lesquels je suis entièrement d’accord (comme le repas toute la famille…)

      MissBrownie

      (26 août 2011 - 12:02)

      Comme tu dis, rien n’est acquis et on apprend pas à devenir parents dans les livres. Je fais tout avec mon instinct même si parfois je fais des erreurs. On ne peut pas se formater. Et jouer les super nanny a longueur de journée, j’ai essayé quand TiBiscuit était plus petit et très colérique… c’est juste épuisant

    Maeva

    (26 août 2011 - 12:38)

    Ca fait un petit bout de temps que je lis, sans avoir encore commenté … Hé hé une première !
    J’ai 22 ans, je ne suis pas encore maman, alors je vais plus parler de mon expérience en tant qu’enfant…
    Ma mère à toujours était très laxiste, sur tout sauf sur deux points : il fallait que je dorme assez tôt et que je mange bien ! Sinon elle s’inquiétait pour moi ( mais c’était pas une question d’autorité c’était pour ma santé)
    Ma mère a toujours tout fait pour moi …. Et je sais que quoi qu’il arrive elle sera toujours là pour moi …
    Quand je suis triste pas besoin de le dire, elle le devine et on va faire des trucs ensemble … Quand je suis énervée et triste on parle 1ou 2 heures toutes les deux on en rigole… Quand j’ai un problème elle est là …
    Je pense que c’est ce qu’on peut appeler des mères copines … C’est en général assez critiqué … Les gens trouvaient que je lui répondais pas très bien parfois, quand j’etais plus petite … Et que ma mère etait bien trop laxiste…
    Mais jamais je n’ai fait des folies, j’ai toujours était raisonnable, bien dans ma peau … J’avais pas besoin de faire des folies pour prouver que je grandissais, car ma mère ne m’a jamais prit pour plus gamine que je ne l’étais… Alors j’ai passé une adolescence normal ( quand même quelques cours séchés, une période de mauvaises notes … ect …mais raisonnablement hihi )

    En fait moi je me dis que ma mère m’aime tellement et me le montre tellement bien, que je me dois maintenant de faire le mieux pour moi … C’est bizarre à expliquer, mais je me dois d’être heureuse pour elle … Et je ferais tout pour elle, pour son bonheur ect…

    Et je pense que c’est sa le meilleur à faire avec ses enfants, les laisser un peu penser par eux memes et leur donner tout l’amour et être là si ils ont un problème…

    Et plus petite je me rendais pas compte de tout ca, mais en grandissant on réalise les efforts des parents, moi je me dis que ma mère a du avoir des périodes pas faciles ( toute seule à m’élever pendant quelques années en touchant 1150 euros en travaillant à plein temps en caisse) et alors on ne peut que donner le meilleurs, pour eux et pour nous meme …

    Le reste, les grandes règles d’autorité, je pense pas que ca rende les enfants meilleurs, c’est l’amour qui rend meilleur …

    Bon la je viens de prendre mon envol, d’emménager, j’ai pleuré comme une madeleine de quitter ma mère ( je suis à 10 minutes à pied ah ah ) je voulais un appart depuis longtemps avec mon copain mais je ne pensais pas que j’aurais tant de mal … C’est de l’imaginer dans ma chambre toute vide qui me brise le coeur ( je suis fille unique en plus ) c’est le côté négatif de l’amour, on pleure souvent d’amour …

      MissBrownie

      (26 août 2011 - 15:23)

      Maeva, merci pour ton 1er commentaire 🙂

      Je pense aussi qu’on doit souvent me trouver trop laxiste avec mes enfants. TiBiscuit ne me parle pas toujours très bien, mon père lui dit souvent “écoutes ta mère!”… Je laisse trop passer de choses mais je n’aime pas les voir malheureux… Alors j’espère qu’en grandissant, mes doudoux seront comme toi et qu’ils prendront conscience.

      Ma maman criait souvent dans le vide, on ne l’écoutait pas beaucoup avec ma soeur, mais aujourd’hui, on a une relation assez proche et on peut tout se dire.

    Sandrine

    (26 août 2011 - 15:41)

    Je n’ai jamais lu, à ce jour, de livre sur l’éducation des enfants. A ce jour, car j’envisage néanmoins de lire Comment aimer un enfant, de Janusz Korczak recommandé par La Mère Joie , enfin quand j’arriverai à passer à la médiathèque les jours d’ouverture et sans oublier le nom de l’auteur…

    lexou

    (26 août 2011 - 15:50)

    Pour le coup du biberon à l’âge de deux ans, je tombe sur le C.. là!je trouve que ca fait très jeune, 2ans, moi tant que ma crevette prendra quelque chose au petit déjeuner avant d’aller chez nounou, ou plus tard chez nounou, franchement, si elle veut un chocolat dans son biberon, je lui donnerais volontiers!!!!

    MyChoco

    (26 août 2011 - 16:42)

    On voit bien à lire ici et chez les copines que sur ce sujet beaucoup agissent avec le coeur et que du coup on est en adéquation avec son style de vie et dans une vérité personnelle.
    J’aime lire des livres de psychologie, d’education car ils permettent de se remettre en question, trouver des chemins de réponses, comprendre des réactions… Car parfois le coeur n’est pas qu’amour, il peut etre tristesse, colère, fatigue. Et dans ces moments avoir d’autres pistes permet de sortit de nouvelles cartes.
    Aprés pour avoi lu le livre, l’auteur ne juge pas en mal sa consoeur , mais l’interprétation ( vulgarisée) de dolto qu’on a faite… Elle a dit qu’il fallait parler au bebe, pas lui décrire tout ce qu’il se passait en détails.

      MissBrownie

      (26 août 2011 - 16:48)

      Mais tu vois, j’ai du mal à me dire qu’un livre pourrait m’aider à comprendre certains comportements de TiBiscuit.
      Je pense que j’ai toutes les clés en main et qu’il faut juste que je sois plus à son écoute, sauf que je n’ai pas que lui à m’occuper.
      Et je pense que Chupa aura de quoi se rebeller en grandissant car elle aura trop souvent du laisser sa place pour ses frères.
      Alors je fais beaucoup d’efforts, mais parfois peut-être pas assez parce que je veux aussi vivre pour moi et pas toujours pour eux.

    maman@home

    (26 août 2011 - 18:03)

    Moi j’aime bien au contraire ce genre de bouquin je pioche de ci de là je peux même parfois tenter certaines choses ou pas… et ensuite j’adapte à mon enfant mais aussi à ma façon de penser… parfois j’apprends de nouvelles choses qui me vont bien donc j’applique mais je ne pourrais pas me forcer à être une autre. SAUF si je me rends compte que je fais quelque chose de vraiment très mauvais pour mes enfants. Je les éduque en mon âme et conscience, j’aime ce qu’ils sont, leur façon de se comporter avec les autres, entre eux et je cadre tout ça au mieux. Ce qui serait intéressant c’est de savoir POURQUOI plus de doudou après 2 ans, POURQUOI plus de biberon après 3 POURQUOI ne pas parler à un nourrisson … parec que énuméré comme ça il est flippant ce monsieur 😉

      Maud

      (29 août 2011 - 22:57)

      J’aime bien cette réponse… il manque la case “j’aime” comme sur FB !

    Marie

    (26 août 2011 - 18:37)

    Bon, ben je ne suis pas une très bonne mère alors!

    Ma fille ainée à eu un biberon le matin jusqu’à 6 ou 7 ans
    Elle a eu un doudou pendant très longtemps, a sucé son pouce jusque 8 ans
    Je ne règle jamais les biberons à heures fixes, tout dépend de l’heure à laquelle se réveillent mes petits loups
    ils ont un rituel du coucher
    Je leur parle, je commente, je parle de tout et de rien, je commente des tas de choses….

    Bon après il y a certaines choses avec lesquelles je suis d’accord : ne pas frapper un enfant qui frappe, ne pas intervenir lors de petites disputes entre frères et soeur (du moment qu’il ne s’entretuent pas hein?)

    Mais y a des trucs, c’est juste abérrant!!

    Xtinette

    (26 août 2011 - 20:40)

    Toujours intéressant ces textes sur l’éducation mais évidemment il n’y a pas qu’une voix possible et heureusement ! Mon fils a bientôt 2 ans et le plus difficile c’est l’autorité je trouve… par exemple je n’arrive pas à obtenir qu’il ne fasse pas le fou fou sur le canapé 😉

    oh la la… après le chapitre sur l’éducation des bébés, j’aurai arrêté moi 😉 mais c’est vrai que les chapitres sur les enfants et adolescents paraissent un plus modérés. Super intéressant en tout cas !

    Flolasouricette

    (27 août 2011 - 0:10)

    Moi aussi, je trouve les préceptes du monsieur bien rigides, et surtout peu justifiés… J’ aimerais me procurer le bouquin pour m’ en faire une idée plus précise. En attendant, je préfère nettement la méthode de Thomas Gordon qui se base sur l’ apprentissage de l’ autodiscipline. Je pense que cela peut aider les enfants à devenir des adultes plus ouverts capables de gérer les conflits alors que j’ ai l’impression que m. Naouri souhaite obtenir des personnes soumises qui ne remettent rien en question. Et puis, selon moi, l’ amour ou tout simplement la bienveillance portés aux enfants sont fondamentales. Et les couacs inévitables…

    fleur

    (27 août 2011 - 11:17)

    Merci pour ton article, certes il ya toujours du bon et du mauvais à prendre dans ce genre de livre..chacun a ses trucs adapté à ses enfants, on ne vit pas la tête dans les bouquins ..
    Perso je fais encore à l’instinct car mon pitchoune est encore tout petit (ou presque..)

    Mme Déjantée

    (27 août 2011 - 21:41)

    Merci beaucoup de ta contribution!!! Tu as bien fait de la ressortir celle là!!!!
    J’avoue qu’elle me fait beaucoup cogiter depuis hier…La question des “limites” éducatives étant un des grands thèmes de ces Vendredis Intellos, je pense que j’aurais l’occasion de structurer davantage ma pensée lors du débriefing…
    Ce qui est vraiment saisissant dans l’article auquel tu fais référence est le fait qu’il traduise exactement la dérive des prescriptions en matière de puériculture (et d’éducation) telle que la dénonce L’art d’accommoder les bébés…Un pédiatre n’est ni psychologue, ni pédagogue…il peut peut être nous dire comme garder un enfant en bonne santé mais il ne nous dira jamais comment le rendre heureux ni comment l’aider à devenir un adulte épanoui… du crédit que nous lui faisons (sur des questions médicales) il s’empare pour nous asséner ses propres convictions (et préjugés) sur l’éducation…Ces mêmes convictions et préjugés qui, en s’occupant d’éducation, véhicule du même coup un idéal de société… c’est la raison pour laquelle je doute fort qu’il s’agisse d’un hasard que cet article se trouve publié par la CAF. (mais peut être pourrais-tu te souvenir quel statut cette intervention avait dans la revue en question???).. de là à extraire de manière explicite ce qui est visé comme idéal de société, c’est une autre paire de manche!!!
    Allez, à lundi pour le débriefing!!!

      MissBrownie

      (28 août 2011 - 16:21)

      D’après mes souvenirs, c’était à l’occasion de la sortie de son livre que le magazine de la CAF avait publié les idées d’Aldo Naouri en matière d’éducation, en mettant en avant le fait qu’il est père de 4 ou 5 enfants (je ne sais plus) et qu’il les a élevé comme ça.

    mamanbavarde

    (28 août 2011 - 0:25)

    aïe! Et bah, pour le passage sur les bébés, j’ai tout faux! Mais comme tu le dis dans les commentaires, être parent , c’est aussi faire au feeling. Et je ne vois pas en quoi ce pédiatre pourrait me donner la bonne voie à suivre, plus qu’un autre…Il faudrait ressortir ce même article, d’ici trois ans, pour voir où on en est…allez, chiche?! ça pourrait être rigolo!!!

      MissBrownie

      (28 août 2011 - 16:22)

      Dans 3 ans, TiBiscuir aura 10 ans, il sera considéré comme pré-ado?

    Kat (Boitatrucs)

    (29 août 2011 - 9:54)

    Hyper intéressant !
    Pas fan non plus des théories d’Aldo… Mais je n’en connais pas plus que ce que j’ai pu lire ici ou là, c’est à dire surtout les points controversés ! Il y a peut-être un peu de bon dans le tas ?

    Zobette

    (29 août 2011 - 9:57)

    eh ben… j’ai faux sur plusieurs choses !! iiii

    phypa

    (29 août 2011 - 18:57)

    Je pense que personne n’a “bon” ou faux”, chacun agit en son âme et conscience en fonction de ses convictions et des besoins de ses enfants, que personne d’autre ne connaît mieux.
    J’évoque aussi ce livre au sujet de “la place de l’enfant” :
    http://phypa.over-blog.com/article-vendredisintellos-la-place-de-l-enfant-80404883.html
    Je préfère de beaucoup l’approche de Claude Halmos, qui mérite sans doute un prochain post sur le thème de l’autorité …

    Pour tout dire le ton d’Aldo Naouri m’insupporte !

    amandine didine

    (29 août 2011 - 23:12)

    j’ai beaucup lu , je lis beaucoup mais j’en prends j’en laisse , je ne suis pas un mouton a suivre ce que dis tel ou tel pedopsysaistout, je me fais ma propre opinion , je m’adapte a l’enfant , car c’est a l’enfant qu’il faut s’adapter de mon point de vue .
    je ne pense pas que l’education que je donne a mes loulous soit parfaite (en meme temps personne nest parfais alors …) , je me remets souvent en question , jessaie de prendre du recul mais je fais ce qu’il me semble le mieux pour mon enfant , et tant pis si ca n’est pas comme les autres le souhaite !
    on a toutes et tous des points de vue differents , si on ecouter les “mediatiser” a chaque fois qu’on avait un choix a faire , je me dmande bien dans quel monde on vivrait 😉
    en tout cas ton article est tres bien fait 😉 encore une fois

    Maud

    (29 août 2011 - 23:20)

    Moi, je suis d’accord sur pas mal de points… mais pas tous : mon fils de 2 et 4 mois a toujours son doudou (mais plus de sucette),et boit encore son biberon le matin (il ne sait pas du tout boire au bol !). Ce que je trouve un peu choquant concernant le biberon, c’est les enfants qui en réclament un le soir avant d’aller au lit, quelque soit l’âge ! mais j’aime bien dolto aussi…
    Je suis à fond pour les rituels (d’ailleurs on ne fait que ça en maternelle… c’ est très préconisé!) et même si mon fils est un peu “psychorigide”, il ne fait pas tout un flan si on zappe une étape, car ça arrive qd même parfois… et n’a jamais été embêtant pour le coucher (bien qu’on ferme la porte et ne laisse pas de lumière!).
    Tout à fait d’accord pour ne pas taper un enfant qui tape : avant, j’étais plus “pro” fessée… mais avec l’expérience, je trouve que c’est impossible de faire comprendre à un enfant qui tape, qu’il ne faut pas taper, en lui frappant nous même… et surtout, ça ne résout rien ! Quand il fait une “grosse” bêtise, ça m’arrive d’avoir la main qui part… mais après m’être rendue compte que ça ne change rien… je me suis arrêtée de la faire : ou bien, qd ça marche pas, ça donne juste envie donner une fessée plus forte, pour faire réagir le gamin, et là… ça peut vite dégénérer à lui vouloir lui faire de plus en plus mal alors qu’à la base, c’est juste le geste qui compte… (je sais pas si j’ai été très claire!).
    Je suis vraiment contre les enfants rois… et assez d’accord sur les limites qu’il faut donner aux enfants, qui ont besoin d’un cadre, et doivent apprendre la frustration, ne pas tout avoir tout de suite, car la vie est comme ça ! Peut -être la déformation professionnelle (instit!)… et de ce fait, d’accord pour ne pas “lui donner raison contre l’enseignant”… les enseignants sont de moins en moins respectés par les parents !
    L’alimentation est un sujet très difficile à mon goût … (on a dû mal à faire manger nos loulous, pour qui la bouffe, c’est vraiment pas leur truc!)… on a pas encore trouvé de réponse miracle !
    Je parle bcp à mon bébé… sans décrire tout ce que je fais ! je pense que c’est grâce à ça que mon ainé à autant de vocabulaire à 2 ans !
    (comme d’hab, j’ai fait un peu long…. c’est un sujet qui m’inspire !)

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