Oust La Grosse AiGuille !

naissance t-biscuit 2004

Aujourd’hui, je vais vous apprendre comment accoucher sans péridurale !

Oui, rien que ça … parce que voyez-vous, j’ai moi même accouché 2 fois sans péridurale (même 3 fois depuis le 11 mars 2011) alors je suis une experte. Enfin non, pas du tout, je n’aurai pas la prétention de le penser et non, je ne suis pas folle. Absolument pas. Accoucher sans péridurale était, dans mon cas, un choix mûrement réfléchi, mais certaines futures mamans n’ont malheureusement pas le choix et il vaut mieux être préparé à cette éventualité.

Pourquoi ce choix ?

A la base, la vérité est que j’avais beaucoup plus peur de l’aiguille géante qu’on me planterait dans le dos que de souffrir. J’étais persuadée , me connaissant, que je ferai un malaise rien qu’en voyant la seringue (J’ai fait un malaise pour mon piercing au nombril). Alors pendant 9 mois, je me suis préparée moralement à accoucher dans la douleur.

Je vous avoue que j’éprouve une petite satisfaction à ajouter que j’ai accouché 2 fois sans péridurale, que j’ai l’impression que cela rend mes accouchements un peu plus extraordinaires. En même temps, je suis intimement persuadée que j’ai moins souffert que certaines femmes, ou que je suis prédisposée à mieux supporter la douleur, bref je me dis que ce n’était peut-être pas si extraordinaire et que tout le monde peut le faire.

Donc, comme tout le monde peut accoucher sans péridurale selon moi, avec un minimum de préparation, je vais vous donner mes petites astuces pour tenir le coup. Ce sont mes p’tits trucs à moi, ils ne fonctionneront pas forcément sur toutes les parturientes.

Déjà, sachez que la durée moyenne du travail pour une femme est de 8h. Mes 2 accouchements, de la première contractions à la délivrance, ont duré 7 à 8 heures. Dans la moyenne donc. Bon pour ma fille, ça aurait pu être plus rapide, genre 5 H, si elle avait bien eu la tête anté-fléchie et pas de cordon passé 1 fois autour du cou … Donc sachant que le travail dure en moyenne 8 heures, inutile de se précipiter à la maternité dès les 1ères contractions , sinon vous vous retrouverez harnachée à un lit très peu confortable, avec un monitoring cloué au ventre.

Pour vous aidez à affronter ce moment …

Allez, c’est parti pour mes petites astuces.

Règle n°1 :

Tout au long de votre grossesse, préparez vous à ce que les contractions provoquent une douleur très forte. Imaginez quelque chose d’insupportable. Pire vous imaginerez, plus vous trouverez qu’à côté les vraies contractions, c’est du pipi de chat. Je vous assure, les contractions n’ont semblé moins insupportable que ce à quoi je m’attendais.

Règle n°2 :

Pour être certaine de ne pas vous tromper et de ne pas aller à la maternité pour rien, n’oubliez pas de prendre un spasfon. Si celui-ci ne stoppe pas les contractions, prenez un bon bain chaud et détendez -vous dedans. Si les contractions ne vous quittent pas , c’est qu’il y a de grandes chances que ce soit le bon jour : celui de la grande rencontre. Ce sont certainement de vraies contractions de travail.

Règle n°3 :

Restez au maximum chez vous, tout en restant à l’écoute de votre corps. A chaque fois, je suis partie à la maternité après avoir eu pendant minimum 1 heure des contractions toutes les 3 minutes et la clinique était à 20 minutes de route.

Pour mon fils, je suis arrivée à la maternité dilatée à 5 et pour ma fille, j’étais à 9. Inutile de se précipiter. Essayer de gérer chez vous. Vous pourrez passer le temps dans la position qui vous convient plutôt que de devoir rester étendue sur le dos avec le monitoring.

En plus il fait froid à la maternité dans la tenue qu’ils nous proposent. J’étais certainement ridicule mais pour mon fils, je me déplaçais chez moi à 4 pattes. Beaucoup plus gérable que debout.

Néanmoins, certaines femmes accouchent plus vite que d’autres, donc si vous sentez que tout va très vite, n’attendez pas.

Pour trouver la position qui vous soulagera et surtout vous conviendra pour accoucher, vous pouvez utiliser  la méthode de Gasquet .

Règle n°4:

A la maternité , entrez dans une bulle. Fermez les yeux, pensez toujours à respirer calmement. Inspirez, Expirez, comme si vous faisiez du sport. Oubliez tout ce qui vous entoure. Sortir de sa bulle, c’est risquer de perdre pied, de se crisper, de paniquer et là, les contractions seront bien plus douloureuses. Alors quand j’entends dans l’émission Baby Boom une sage-femme dire :

« Le souci avec les mamans qui refusent de prendre la péridurale, c’est qu’elles ont tendance à ne plus vouloir sortir de leur bulle, mais je suis là pour les en faire sortir »

, comme si c’était une mauvaise chose d’être dans une bulle, j’ai le poil qui se hérisse !

Pour mon 1er accouchement, il m’est arrivé de perdre pied … N’hésitez pas à demander à votre Homme de se taire, de vous laisser dans votre bulle, de juste vous tenir la main. C’est ce que j’ai fait. Surtout quand Mon homme a commencé à m’annoncer à l’avance quand j’aurai une contraction et son intensité en regardant le monitoring… Rien de plus stressant! Cette règle est la plus importante. A la fin, on est tellement bien dans sa bulle, on secrète tellement d’endomorphine qu’on ne ressent quasiment plus les contractions . A un moment, j’ai même cru que le travail s’était arrêté.

Justement pour activer la sécrétion d’endomorphine, pour que le corps soulage naturellement la douleur, il est intéressant de tester la méthode Bonapace (que je n’ai pas testé mais dont j’ai entendu du bien). Cette méthode permettra au papa de ne pas se sentir trop inutile.

Je rajouterai aussi ce passage du récit de l’accouchement sans péridurale de Madame Sioux, à propos de la douleur :

« … Laisser entrer la douleur, la laisser tapisser tout l’intérieur de mon corps pour lui permettre d’officier au mieux en accompagnant mon bébé vers la sortie ; accueillir la douleur avec bienveillance, lui donner son corps, l’accepter pour qu’elle permette à mon corps de s’ouvrir pour livrer passage à mon enfant : en gros, tenter de rationaliser sa présence pour ne pas se bloquer, ne pas souffrir plus que nécessaire et lui permettre de passer plus vite »

Certaines mamans tentent également l’auto-hypnose.

Règle n°5 :

N’écoutez que votre instinct. Pas la peine d’attendre qu’on vous demande de pousser, l’envie se fera sentir d’elle même. Tout se fera naturellement. Il faut juste ne pas pousser trop fort et arrêter quand on vous le demande pour laisser passer la tête en douceur. Je n’ai jamais eu d’épisiotomie et pourtant j’ai eu de gros bébé de plus de 4kg.

Voilà, désormais vous êtes parées pour accoucher sans péridurale. Bon, il n’y a aucune honte à accoucher avec péridurale. Je n’étais pas folle non plus, si j’avais trop souffert ou si mon accouchement avait duré 24 heures, je l’aurai pris cette satanée péridurale … puis j’aurai fait un malaise… Je ne suis ni anti ni pro péridurale, chaque future maman a le droit d’accoucher comme bon lui semble.

Sans péridurale, j’étais prête à retourner bosser 5 jours après avoir accouché moi aussi ! je pétais la forme, surtout niveau poitrine… On se remet très vite d’un accouchement sans péridurale.

Si le coeur vous dit, vous pouvez également lire le récit de mon 3ème accouchement sans péridurale, avec poche des eaux percées pour accélérer le travail.

Alors, prêtes à accoucher sans péridurale ?

Bibliothèque :

D’autres conseils pour vous passer de la grosse aiguille 

 





Billet cité dans l’émission Les Maternelles sur le théme « Sans péridurale : Si je veux ! » du 25/03/2013

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