Quand T-Biscuit révise pour son évaluation de géographie
Quand j’étais pré-adolescente, je rejoignais ma mère dans la cuisine pour lui reciter mes leçons. C’était souvent pendant qu’elle préparait le dîner que je venais la déranger. Je me souviens que je ralais car je ne comprenais rien à ses questions du style « parle moi de … ».
Aujourd’hui mes grands doudoux font la même chose. Ils débarquent avec leurs cahiers d’histoire, géographie, grammaire … et ronchonnent quand mes questions ne leurs conviennent pas.
Faire réviser une leçon de géographie quand tu fais la vaisselle, ce n’est pas super pratique …
Et quand T-Biscuit mélange tout, cela donne :
« Maman, la ligne qui sépare la Terre en 2, c’est bien l’équateur de Greenwich ? »
Quand T-Biscuit invente des scénarii de fin du monde …
T-Biscuit a beaucoup d’imagination. Mais son imagination l’entraîne parfois dans des scénarii abracadabrantesques …
« Imagine qu’il y ait une explosion et que l’air devienne insentable … »
Quand Chichi arrive à jouer avec mes sentiments …
A chaque fois, je le sais quand je rachète un paquet de bonbons, Chichi tente d’en faire une orgie et m’en demande tout le temps … je me dis toujours que je n’en rachèterai pas puis je craque.
Dernièrement, après avoir refusé des bonbons à Chichi, je l’ai retrouvé accroupi dans le tiroir du bas de notre placard avec tiroirs à l’italienne. Il avait pour objectif d’escalader les tiroirs jusqu’à atteindre le 4 ème, là où étaient les bonbons.
Un autre jour, il m’a demandé 4 bonbons. J’ai jugé qu’il pouvait les avoir. Mais j’ai fait exprès de ne lui en donner que 3. Il a regardé la paume de sa main puis m’a dit qu’il en manquait un. Un peu fière que mon tout-petit s’en soit rendu compte, je lui ai glissé un 4 ème petit bonbon dans la main.
Comme il le fait souvent avec des crayons de différentes tailles ou d’autres objets du quotidien, il a observé ses bonbons puis a dit :
» Li, c’est papa, li, c’est maman … et puis li, c’est T-Biscuit et là, Chupa … bah et moi ? Il manque moi … »



Ce matin là, j’étais fière de moi. A 8h38 à peine, nous étions dans la voiture. J’avais l’espoir que les 2 portes d’entrée de l’école maternelle soient encore toutes les 2 grandes ouvertes à notre arrivée.




